L’exposition réunit deux pratiques picturales qui, chacune à leur manière, interrogent la place de la figure dans l’image.
Philippe Pujo présente une série de paysages inspirés par les dessins de Eyvind Earle qui réalisa des décors panoramiques pour le film La belle au bois dormant des studios Disney au milieu des années 50. Le peintre reprend ces fonds de nature stylisée en décomposant les figures humaines qui apparaissent sous la forme de pixels colorés, interrogeant la légitimité de leur place dans le paysage.
Nicolas Maureau expose en miroir sa série Mélancolie, où les corps, bien présents, semblent en retrait du monde, absorbés dans une tension muette, entre disparition et persistance.
Entre absence et apparition, l’ensemble de ces œuvres déplace notre regard sur ce qui fait image — ce qui s’efface, ce qui résiste, ce qui demeure.
Mardi 3 juin – vernissage et rencontre avec les artistes à partir de 18h
PHILIPPE PUJO
Vit et travaille à Bagnères de Bigorre.
Diplômé de philosophie, Philippe Pujo travaille à base de photographies qu’il produit en faisant poser des modèles à la manière desgrands maitres, ou bien s’inspire de l’art classique et revisite des œuvres anciennes en les déconstruisant et recomposant, créant ainsi des peintures contemporaines qui interrogent notre perception du réel.

NICOLAS MAUREAU
Vit et travaille à Toulouse.
Nicolas Maureau revisite des sujets appartenant à l’iconographie classique de la peinture dans des tableaux d’une grande intensité dramatique qui fonctionnent comme des arrêts sur image. Découpés et théâtralisés par les fonds noirs unis qui forment l’arrière-plan de chaque toile, ses personnages se détachent comme des papillons épinglés. Au-delà des apparences, de l’expressivité et du réalisme de ses personnages, Nicolas Maureau fait appel à ces légendes et images qui irriguent notre imaginaire commun pour interroger la société contemporaine.
