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Les Bonnes
Théâtre
de Jean Genet.
D’après Genet lui-même, « Les bonnes » était destinée à établir un malaise chez le spectateur. Elle est aujourd’hui l’oeuvre dramatique française la plus jouée de par le monde.
La pièce est basée sur un fait divers réel : le crime des soeurs Papin. En 1933, Christine et Léa Papin, âgées de 28 et 21 ans, sont depuis sept ans au service d’une famille bourgeoise du Mans où elles donnent toute satisfaction. En février, elles assassinent leur patronne avec sauvagerie. Ce crime a fasciné les auteurs surréalistes. Instruments et martyres, les deux soeurs s’aimaient d’un amour incestueux.
Dans la pièce de Genet, les bonnes sont Solange, l’aînée, et Claire, la benjamine. Elles sont au service d’une riche bourgeoise, un peu cocotte, qui les domine et les maintient dans un quasi- esclavage depuis plusieurs années. Les deux sœurs entretiennent une relation assez ambiguë, peut-être homosexuelle. Elles s’habillent à tour de rôle des robes de leur maîtresse, Madame, lors de scènes ritualisées où les personnalités se mélangent, chacune devenant tour à tour l’autre ou leur patronne, autour d’un unique thème : « Tuer Madame ».
Dans sa pièce, Genet ne prend en compte ni l’aspect social ni la folie explosive du meurtre. « Les Bonnes » est le contraire d’un mélodrame sanglant. C’est un rite cérébral qui débouche sur le mythe et rejoint la tragédie.
Représentations :
Mardi 10 janvier à 20h30 (AP : 5€)
Mercredi 11 janvier à 20h30
Jeudi 12 janvier à 20h30
Vendredi 13 janvier à 20h30
Samedi 14 janvier à 20h30
Dimanche 15 janvier à 16h
Tarifs : 8/12€
Répétition publique :
Samedi 7 janvier de 14h à 16h - Gratuit
Autour de la création
EXPOSITION AURORE LEPHILIPPONNAT
Nous sommes le fruit de nos rencontres, de ce qui nous absorbe, nous façonne, nous déplait. Nous sommes la somme de toutes les choses qui s’accumulent dans nos vies. En cela, nous produisons et reproduisons l’ensemble des éléments qui s’imprègnent en nous. De cette longue marche d’existence, c’est le pinceau qui est venu à moi comme outil d’expression, de dissection, de contemplation du monde environnant. Un rempart entre le réel et l’imaginaire, un bouclier contre la violence, la brutalité, et toutes sortes d’affectes qui se plantent comme des couteaux dans la fragilité de l’âme.
De toute chose qui s’ouvre à la vie, elle retourne à la terre, au végétal, et restitue son manteau de plume, paré de dorures et de masques burlesques, à la Terre- source originelle. Des veines de la main coule le réseau filandreux de motifs organiques et spongieux, dans laquelle l’encre devient maitresse. Et le lâcher prise, un clin d’œil à la nature de la vie : Inconstante, véritable, pure, incontrôlable.
Cette peinture est un exutoire à la souffrance, une abolition de l’art du paraitre, une protection, une couverture, un masque amniotique, une introspection vers son être intérieur, un regard contemplatif du dedans au dehors.
PROJECTION
LA CEREMONIE
de Claude Chabrol Mercredi 21 décembre
Sophie, bonne analphabète et secrète, travaille pour une famille bourgeoise, son amitié avec la postière, curieuse et envieuse, va déclencher une série de drames, car tout oppose Jeanne et Sophie à cette famille..
LALITA PRINCESSE DES INDES
Dimanche 25 décembre
"Lalita n'avait jamais vu le monde. La princesse fleur vit très protégée entre les pétales de sa mère, la fleur de Lotus. Mais elle voudrait bien découvrir le monde... ". Un beau cadeau de Noël à partager en famille.
SOIREE CABARET POUR LE 31 DECEMBRE
Sur le plateau de la salle du Pari, Sylviane Blanquart avec son orgue de barbarie nous fera revivre les airs d'autrefois et Serge Briffault, nous fera danser sur des airs de musette. |
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